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Traduire dans un nouveau domaine

Un traducteur correctement formé n’a pas de raison de se limiter à quelques domaines bien définis. Dans certaines spécialisations comme la traduction juridique, le traducteur sera confronté à des domaines très différents. Un contrat, des statuts de société, un K-bis, par exemple, contiennent des références aux objets de la société ou à son fonctionnement. Une traduction sur les produits cosmétiques peut contenir une explication détaillée de la physiologie de la peau ou des cheveux.

Certains domaines sont hautement spécialisés. Vous pouvez alors vous interroger sur les compétences nécessaires au traducteur. Faut-il avoir une formation d’ingénieur pour traduire les cahiers de charges dans le BTP, de biologiste pour les textes médicaux, de juriste pour les documents juridiques ? La réponse est « non ». Et même les études dans un domaine donné ne sont pas la garantie d’une bonne traduction. N’est pas traducteur qui veut.

Alors, comment est-ce que je procède lorsque je suis confrontée à un nouveau domaine ? Tout d’abord, je me renseigne sur le sujet d’un point de vue général. Imaginons que je dois traduire un texte sur la fabrication des matelas d’eau que je ne connais pas du tout. D’abord, je vais chercher des sites web français sur Google afin de voir des images et de lire des informations sur le sujet, en faisant attention à choisir des sites d’origine française et non pas des sites étrangers traduits qui sont rarement fiables. Les sites de fabricants sont à préférer dans ce type de domaine. Un glossaire en français peut être utile également. Une fois que j’ai bien compris le principe (de quoi est constitué le matelas, comment le remplir ou le vider, le type de revêtement, etc.), je vais chercher des sites similaires en anglais pour bien m’imprégner du contexte anglophone et de la terminologie utilisée. C’est ce qu’on appelle des textes parallèles. Je peux chercher également un glossaire en anglais. J’évite à ce stade d’avoir recours à un dictionnaire ou glossaire bilingue, souvent source d’inexactitudes. J’enregistre tous ces documents dans un répertoire pour les retrouver facilement et les consulter par le biais de la fonction « référence » dans WordFast*. Vous pourriez penser que cela prend du temps mais cette approche est primordiale si je veux réellement comprendre le texte et utiliser le jargon du métier.


Ensuite, je commencer la traduction. S’il s’agit d’un texte très court, je vais le lire, mais nous disposons rarement d’assez de temps pour lire le texte en entier avant de commencer. Je vais plutôt regarder les titres et chercher à comprendre l’organisation du texte. Le principe le plus important que je vais appliquer au fur et à mesure que j’avance est la LOGIQUE. Je dois visualiser ce qui se passe, ne jamais perdre de vue l’enchaînement des idées. C’est cela qui va éviter les contresens et me guider dans le choix de la terminologie. Si je rencontre un concept que je ne connais pas, j’interroge les documents de référence en français dans mon répertoire dédié. Si je ne le trouve pas, je pars à la recherche d’autres documents sur Internet ou dans ma bibliothèque personnelle. Dans le cas où je connais le concept mais que je ne trouve pas l’équivalent en anglais dans ma documentation, je laisse le terme en français et je le mets en stabilo sur ma version imprimée du texte à traduire. Je pourrais très bien trouver le bon terme par la suite sans faire plus de recherches.

Si, à la fin de la traduction, et ayant fait les recherches plus poussées, il reste des concepts que je n’ai pas compris, je pose des questions au client par email, en indiquant la page et le paragraphe et en reprenant la phrase entière pour ne pas lui faire perdre de temps. Je fais attention à bien expliquer ce que je n’ai pas compris. Certains clients ont tendance à donner la traduction du terme sans en expliquer le sens. Je dois les aider à comprendre pourquoi ce n’est pas une solution satisfaisante. Si je n’ai pas compris le sens je ne pourrai pas faire une bonne traduction.

À lumière des réponses du client, je retravaille ma traduction et je cherche les termes qui me manquent en anglais. A ce moment-là, je peux faire appel aux différents dictionnaires papier et sur Internet dont je dispose, en vérifiant chaque fois que le terme suggéré s’utilise bien dans le domaine concerné. Si je ne trouve toujours pas le terme, j’interroge un expert, par le biais de sites web ou de forums professionnels ou de traducteurs ou bien en posant la question à une personne compétente dans mon entourage.

Si un concept en français n’a pas d’équivalent en anglais (ou si je ne le trouve toujours pas) j’utilise une périphrase qui permettra au lecteur de bien comprendre de quoi il s’agit. Je n’utilise jamais un terme que je n’ai pas pu vérifier. Je signale au client les problèmes éventuels que je n’ai pas pu résoudre avec certitude. Je pars bien sûr du principe que mon client est rédacteur du texte à traduire ou qu’il peut le contacter. C’est le grand avantage de faire appel à un traducteur vivant dans le pays où le texte a été rédigé.

Après avoir terminé la traduction, je la relis en comparant le français et l’anglais pour m’assurer que je n’ai pas fait d’erreurs et une toute dernière fois en anglais uniquement pour m’assurer de la lisibilité et de la cohésion de l’ensemble.


*WordFast est un outil qui permet au traducteur de constituer une mémoire de traduction au fur et à mesure de ses travaux et l’aide à retrouver des termes, phrases et expressions déjà effectuées afin d'en garantir l’homogénéité aussi bien à l’intérieur d’un même texte qu’au cours des années dans le cas d’une collaboration suivie.

 












 

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